Notes palmées

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sep 27

Time warp

Alors, il a ces deniers temps été question de génériques de dessins animés de quand on n'était pas grands chez et Killer Queen. Je me plie donc à la rédaction d'une note en forme de petite madeleine.

Mais je reste un dangereux fonctionnaire doublé d'un juriste, il me faut donc faire des catégories, et quand ça ne marchera pas, j'en ferai une sui generis. Non mais.

Les classiques (car parfois, on est un peu comme tous les gamins de son âge) :

Dragon Ball Z (mais avec le générique japonais, c'est mieux pour les oreilles) 


Les Chevaliers du Zodiaque (mais en espagnol, c'est mieux) 



Goldorak (en italien, c'est beaucoup moins épique)



Les humides (tu veux me faire pleurer, tu me montres ça et tu sors les mouchoirs. Vite !)

Les Mondes engloutis (on ne pourra pas dire qu'on n'avait pas été prévenu)

Clémentine (ou comment créer une génération de traumatisés)



Rémi sans famille (oui, je sais, ce n'est pas le générique, mais je ne me remettrai jamais de la mort de Zerbino)


Les "Merci" (merci de m'avoir donné envie d'apprendre des choses. Car contrairement à ce que l'on cherche à faire croire de nos jours, ça ne sert JAMAIS à rien) :

Ulysse 31 (même pas peur des Dieux)

Les Mystérieuses Cités d'Or (l'Amérique latine, ce n'est pas que pour le café)

Il était une fois la vie (à jamais merci M Barillé !)


Les souvenirs émus (rayon petite madeleine) :

Astro le petit robot (si j'en crois ce que j'ai pu lire, mes souvenirs remontent réellement à la première diffusion. il est fort ce TEZUKA Osamu)


Belle et Sébastien (ben quoi ?)

Cobra (je savais que j'étais trop petit pour regarder ça, mais je le faisais quand même)


S'il ne pouvait en rester qu'un :

Captain Herlock (j'ai découvert Albator et l'oeuvre de MATSUMOTO Leiji très tard, je me permets donc de mettre le summum )

aoû 15

ROFL

Parce que parfois les mots sont dérisoires.


juil 30

Fascination street

Il y a des fois où l'on se sent blasé. L'impression que rien ne peut plus surprendre notre pauvre petit cerveau aigri. Heureusement, il existe le spam.
Ce ravissant petit procédé, qui consiste à bourrer votre boîte aux lettres, fût-elle virtuelle, de publicité et d'annonces qui n'intéresseraient même pas le dernier des lombrics à figure humaine peut parfois faire naître un sourire.
Il y avait déjà le courriel rédigé dans une langue inconnue,, ou celui envoyé le 1er janvier 1970. Mais comme dirait un militaire cinéphile de mes connaissances, je ferai toujours pire.

Dont acte :

Hi, my gentleman

Single, nice, good-looking girl, never been married, no children, well
educated a carrier-minded looking for her love. I consider myself an
open-minded person. I am positive, confident, caring, loving and
understanding. I believe the way to have an everlasting and rewarding
relationship is trust, honesty and open communication. I am looking
for a nice guy who doesn't mind being spoilt once in a while. The man
I am seeking is someone who is attractive, intelligent, kind hearted
with a good sense of humor. If what you find here makes you thinking
than feel free to contact me and we will take it
from there [adresse supprimée pour le bien de l'humanité]

Waiting for your letter
Y.K.


Ah oui, j'oubliais l'objet :

Would you like to be my husband?‏

Une demande en mariage donc. Je me dois de répondre.

Ma très chère Yvonne (je me permets de supposer que le Y. signifie Yvonne),

Tu viens, de ta prose sémillante, de dresser, non mon membre viril, mais mon portrait le plus parfait. Cela me trouble énormément et me fait dire que tu me connais parfaitement.
Cette sensation pose déjà un important problème. Je ne connais pas de Yvonne, tu dois donc porter un faux nom. Tu es parfaitement fondée à me trouver quelque peu conservateur, mais cela m'incommode au plus haut point. J'ai pour habitude de ne pas m'engager dans des relations matrimoniales avec des personnes dont je ne connais pas le véritable patronyme.
En outre, il apparaît que tu as écrit à au moins deux autres personnes. Cela ne peut que signifier que tu souffres de problèmes de mémoire, ce qui risque là également de causer des difficultés dans notre relation. Je refuse en effet d'acheter une gourmette gravée à mon nom et de te l'offrir ensuite afin que tu puisses te rappeler mon doux prénom.
Pour ces raisons, je me dois de refuser ta proposition. N'hésite cependant pas à m'écrire, je suis toujours charmé de recevoir des courriels intéressants.

Bien à toi,

Ton canard dévoué



juin 6

Interrogation de la plume

Je ne sais pas comment travaillent les professionnels de la plume. Si j'arrive à croiser mon camarade à barbe ce week-end, il pourra m'apporter des précisions sur les spécimens qu'il a déjà côtoyé.

A vrai dire, cette question m'est habituellement assez indifférente : le résultat m'importe davantage que les nombreuses ratures noircissant des pages. Mais depuis quelques jours je m'interroge : ceux qui ont l'habitude d'écrire les histoires sont-ils harcelés et interpellés par l'un de leurs personnages, toujours le même, qui les pousse à regarder une scène de l'histoire sous différents angles afin de les inciter à entamer une longue rédaction ?

En l'espèce, mon cher aéran (personne à même de manipuler le vent) dont j'ai pour l'instant oublié son nom « de travail » me relance à intervalles réguliers et me montre l'affrontement avec la « phalange » sur la plate-forme du zeppelin. Ce combat se révèle très graphique et montre à l'heure actuelle que j'ai pas mal consommé de jeux vidéo.

Allez, je te fais une promesse, cher personnage issu de mon imagination : dès que j'ai terminé la rédaction de mon scénario pour Vampire : Requiem (prêt incessamment, avis aux joueurs) et que j'ai commencé à mettre au point un planning de révision pour le concours, j'attaque la narration de tes exploits, d'autant plus que l'architecture principale est déjà en place.

Oui, je sais, ma santé mentale est en voie d'amélioration.

mai 11

Subliminal tendencies

L’âge et l’activité professionnelle, il est certaines choses que je ne fais plus que rarement. Parmi celles-ci figure le fait de s’endormir devant la télévision pour se réveiller à une heure indue, devant un programme des plus surprenants et commencer à regarder ledit programme alors que le cerveau n’est pas encore sorti de sa torpeur, à la merci des stimuli et messages de toute sorte. Que celui qui ne s’est jamais réveillé, effrayé par le générique d’Histoires naturelles me jette la première pierre.

 

Ce jeudi soir, vaincu par un sommeil irrépressible, je me suis retrouvé, aux alentours d’une heure du matin en train d’émerger, face au pictocube. Le reptilien ayant ordonné un rapide zapping, la main s’arrêta finalement sur Arte. J’ai donc regardé dans sa quasi-intégralité Frightmare, film d’horreur des années 70 tourné en Grande-Bretagne et traitant de cannibalisme.

 

Cette expérience peut sembler anodine (bien qu’étrange et étrangère au spectateur lambda du JT de TF1). Mais elle doit néanmoins être prise en considération. En effet, le fait de suivre un programme dans un état de conscience modifié (oui, on peut appeler le fait d’avoir la tête dans le fondement un état de conscience modifié) rend d’autant plus réceptif au thème charrié par le flot d’images. Cette sensibilité doit varier d’un individu à l’autre. Et pour ma part, je dois être lucide et me considérer comme très sensible au phénomène.

 

J’ai encore le souvenir de cette nuit durant mon adolescence, au cours de laquelle je me suis réveillé devant le clip des Rabbins Volants, Coin Coin. Cet événement peut sembler trivial, mais mis en parallèle avec mon obsession des palmipèdes, il y a sans doute matière à analyse.

 

Tout ça pour dire… 

 

Planquez vos miches, j’ai un petit creux.

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