L’âge et l’activité professionnelle, il est certaines choses que je ne fais plus que rarement. Parmi celles-ci figure le fait de s’endormir devant la télévision pour se réveiller à une heure indue, devant un programme des plus surprenants et commencer à regarder ledit programme alors que le cerveau n’est pas encore sorti de sa torpeur, à la merci des stimuli et messages de toute sorte. Que celui qui ne s’est jamais réveillé, effrayé par le générique d’Histoires naturelles me jette la première pierre.

 

Ce jeudi soir, vaincu par un sommeil irrépressible, je me suis retrouvé, aux alentours d’une heure du matin en train d’émerger, face au pictocube. Le reptilien ayant ordonné un rapide zapping, la main s’arrêta finalement sur Arte. J’ai donc regardé dans sa quasi-intégralité Frightmare, film d’horreur des années 70 tourné en Grande-Bretagne et traitant de cannibalisme.

 

Cette expérience peut sembler anodine (bien qu’étrange et étrangère au spectateur lambda du JT de TF1). Mais elle doit néanmoins être prise en considération. En effet, le fait de suivre un programme dans un état de conscience modifié (oui, on peut appeler le fait d’avoir la tête dans le fondement un état de conscience modifié) rend d’autant plus réceptif au thème charrié par le flot d’images. Cette sensibilité doit varier d’un individu à l’autre. Et pour ma part, je dois être lucide et me considérer comme très sensible au phénomène.

 

J’ai encore le souvenir de cette nuit durant mon adolescence, au cours de laquelle je me suis réveillé devant le clip des Rabbins Volants, Coin Coin. Cet événement peut sembler trivial, mais mis en parallèle avec mon obsession des palmipèdes, il y a sans doute matière à analyse.

 

Tout ça pour dire… 

 

Planquez vos miches, j’ai un petit creux.